Jeudi 27 mars 2008



Des problèmes s'étaient accumulés me rendant la vie de plus en plus difficile. J'aurais dû les résoudre plus vite ... Je vivais seul et dus donc affronter ces difficultés sans aide proche.
En y réfléchissant
 aujourd'hui, je sais bien que mon entêtement dans l'erreur a causé cette perte d'emploi. Est-ce important ? Non.
[Perte d'emploi - pp. 15-16]






Chercher l'explication en mettant à nu un lien de cause à effet. Trouver le raisonnement qui rassure et permet de tourner la page.

Serait-il raisonnable de rechercher dans l'Histoire ce même lien de cause à effet pour justifier le destin tragique de chaque victime d'un tyran, d'un conquérant, d'une révolution ?

N'est-ce pas le chaos qui nous rend véritablement humain, nous évite d'entrer dans un rôle de robot fonctionnant conformément aux lois économiques ?

Tout naturellement, nous vivons l'instant en recherchant le maximun de satisfactions. Jusqu'au jour où se présente le fruit amer d'une épreuve que nous n'attendions pas, et ce, dans une société de consommation qui nous pousse à l'action pour obtenir un résultat immédiat.

C'est avec la déception que nous changeons de tactique : expliquer la cause nous permet de remédier au problème, et aussi de nous en prémunir à l'avenir. Pourtant, comme le notait Héraclite, ce n'est plus le même homme qui se baigne dans la même rivière !

Elle est pernicieuse cette logique de cause à effet, de culpabilité et de châtiment (plus ou moins mérité). Elle réconforte certes les spectateurs qui peuvent se dire : "Oh cela ne m'arrivera pas, car je n'agis jamais à la légère ...", ce qui sous-entend, "après tout, on a ce que l'on mérite !"


Alors le drame se poursuivra avec d'autres acteurs, au milieu de l'indifférence des bonnes âmes ou de leur charités de bon aloi, tant que nous tairons cette question : tous ces potentiels humains gâchés au quotidien, pour quoi faire ?



Gildas

Par Gildas - Publié dans : Résilience
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En juillet 2005, Charles Mérigot publiait aux éditions de la Ramonda "Le dit de la cymbalaire". Il y évoquait une descente aux enfers suite à une longue période de chômage.
Cet ouvrage, préfacé par Jean-Baptiste de Foucaud, a été accueilli avec intérêt par de nombreux lecteurs, de diverses origines. L'auteur a été invité à plusieurs colloques, participé à des émissions de radio.
Le témoignage de Charles Mérigot fait écho à mon vécu, car il pose des questions essentielles sur notre condition sociale. Souvent, face aux "coups" ou aux "examens" de la vie, nous restons sans réaction.
Je suis convaincu que, ce blog, sera un lien, entre nous, qui ne restons pas indifférents à un mouvement qui, en favorisant l'exclusion,  accentue le caractère schizoïde de notre société.
Depuis janvier 2008, Hervé Dauphin nous propose ses critiques de films et de livres - relatifs au chômage et à l'exclusion - dans les rubriques "Films vus" et "Livres lus"

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