Vendredi 6 juin 2008
C'est une association de Voiron, (Isère) association constituée d'anciens formateurs et d'allocataires du RMI.

Au cours de diverses activités les membres discutent de leurs situations, élaborent des projets et mènent des actions citoyennes.

En décembre dernier, Entr'actifs a par exemple organisé une rencontre avec des personnalités d'horizons divers: chefs d'entreprises, pouvoirs publics, élus, retraités, acteurs culturels et de la santé.

Aujourd'hui cette association entre sur Internet en construisant son site. Une initiative à encourager et un forum que nous attendons.

Pour en savoir plus, deux liens à visiter :

- le site de l'association
 http://www.entractifs.org/

- quelques images et un court compte-rendu du colloque du 10 décembre 2007
http://medifoto.over-blog.com/pages/entractifs-373237.html

Gildas et Charles

PS : On regrette juste que Google impose - le 6 juin 2008 au moins - des liens publicitaires proposant des recettes miracles qui n'ont rien à voir, bien entendu, avec cette association.

Par Gildas - Publié dans : Solidarité
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Vendredi 11 avril 2008

 Les Charges



Lorsque j'étais enfant, il restait à la maison un de ces vieux manuels d'histoire d'Ernest Lavisse.

Je ne sais plus qui attira mon attention sur l'une des images d'Epinal qui illustrait la Révolution. On y voyait un membre du Tiers Etat portant sur les épaules un membre du Clergé et un Noble. Ces derniers serraient contre eux des sacs d'or. Je me souviens des souliers à boucle du prêtre et des bas blancs de l'aristocrate.

Le « Tiers Etat », homme du peuple, ployait sous la charge.

J’en ai déduit qu'un gouvernement républicain devrait tout faire pour réduire le poids excessif porté par quelques uns.

 

On parlait d'ailleurs ce matin à la radio d’un problème de charges excessives. Les employeurs embaucheraient volontiers s'ils n'avaient pas tant de charges. Le gouvernement envisage d'en réduire certaines. Je suppose que maintenant les chômeurs comme moi sont grimpés sur le dos des patrons.

Où sont donc mes souliers à boucle ou mes bas blancs ?

 

Charles

Par Gildas - Publié dans : Economie
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Vendredi 11 avril 2008

 

Quoi, nous avons laissé passé la coutume du « poisson d’avril » ! Pensez-vous, il y avait grève de transport !

Il ne faut pas que les traditions se perdent, et pour y remédier, voici « Le Code Rome », texte non publié dans le « dit de la cymbalaire », que l’auteur aime à raconter lors d’interventions en public.

Hier j’ai rencontré une association catholique d’aide aux chômeurs et nous avons beaucoup parlé d’efficacité dans la recherche d’emploi.  Ah l’efficacité ! C’est une vieille histoire !

 

Dans la pièce, sur l'un des murs il y avait le Christ sur sa Croix.

 

Tout à coup je me rappelais quelques phrases et un dialogue. Et j'eus comme une vision ou plutôt un délire. Je n'écoutais plus les conseils que l'on me prodiguait. 

Je vis le Christ devant un conseiller professionnel, un recruteur ou à l'ANPE !

 

“Parle-moi un peu de Tes qualifications, quel est Ton métier, qu’est-ce que Tu as fait jusqu’à maintenant ? ”

 

“Je suis le Créateur du Ciel et de la terre, de l’Univers visible et invisible et par moi tout a été fait ”

 

“ Ah bien ! c'est pas mal, Tu as de bonnes bases,  mais c’est un peu trop ancien comme réalisation, ça date d’avant le Déluge tout ça.

 

Mais dis donc, après, jusqu'à trente ans, je ne vois pas bien ce que Tu as fait. Allez on va dire que pendant tout ce temps là, Tu as été charpentier. Ceux qui chercheront, verront bien qu’il y a une part de vrai.

 

L'important, tu sais, ce sont les trois dernières années, c'est ce qui intéresse le plus l'employeur, Tu comprends ?

 

Parle-moi de Ta dernière expérience professionnelle ”

 

“J’ai formé une équipe de 12 personnes ”

 

“A quel métier ?”

 

“Pêcheurs d’hommes ”

 

“Attends, attends un peu, je ne trouve pas ce métier-là dans le Code Rome, le Code de Rome.

 

Bon et alors, que sont-ils devenus ? je ne les vois pas avec Toi ?”

 

“Oh ! Ils n'ont pas bien suivi jusqu’au bout, ils ne sont pas restés une heure à leur poste, il y en a même un qui a quitté le stage et qui est parti à la concurrence pour une prime de 30 euros ”

 

“Tu n’as pas été très efficace. Pas vraiment réussie comme expérience professionnelle, il va être difficile d’expliquer ça à un employeur, non ? Il vaudrait peut-être mieux ne pas parler de toute cette histoire et rayer ça de ton CV dans le futur.

 

Enfin je vais voir ce qu'on peut faire ”

....

 

 

"Pas de chance Jésus, on a pris Barrabas, il convient mieux pour le poste".

 

Charles

 

Par Gildas - Publié dans : Travail
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Jeudi 27 mars 2008



Des problèmes s'étaient accumulés me rendant la vie de plus en plus difficile. J'aurais dû les résoudre plus vite ... Je vivais seul et dus donc affronter ces difficultés sans aide proche.
En y réfléchissant
 aujourd'hui, je sais bien que mon entêtement dans l'erreur a causé cette perte d'emploi. Est-ce important ? Non.
[Perte d'emploi - pp. 15-16]






Chercher l'explication en mettant à nu un lien de cause à effet. Trouver le raisonnement qui rassure et permet de tourner la page.

Serait-il raisonnable de rechercher dans l'Histoire ce même lien de cause à effet pour justifier le destin tragique de chaque victime d'un tyran, d'un conquérant, d'une révolution ?

N'est-ce pas le chaos qui nous rend véritablement humain, nous évite d'entrer dans un rôle de robot fonctionnant conformément aux lois économiques ?

Tout naturellement, nous vivons l'instant en recherchant le maximun de satisfactions. Jusqu'au jour où se présente le fruit amer d'une épreuve que nous n'attendions pas, et ce, dans une société de consommation qui nous pousse à l'action pour obtenir un résultat immédiat.

C'est avec la déception que nous changeons de tactique : expliquer la cause nous permet de remédier au problème, et aussi de nous en prémunir à l'avenir. Pourtant, comme le notait Héraclite, ce n'est plus le même homme qui se baigne dans la même rivière !

Elle est pernicieuse cette logique de cause à effet, de culpabilité et de châtiment (plus ou moins mérité). Elle réconforte certes les spectateurs qui peuvent se dire : "Oh cela ne m'arrivera pas, car je n'agis jamais à la légère ...", ce qui sous-entend, "après tout, on a ce que l'on mérite !"


Alors le drame se poursuivra avec d'autres acteurs, au milieu de l'indifférence des bonnes âmes ou de leur charités de bon aloi, tant que nous tairons cette question : tous ces potentiels humains gâchés au quotidien, pour quoi faire ?



Gildas

Par Gildas - Publié dans : Résilience
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Mercredi 19 mars 2008

La vie des résidents de foyers est évoquée dans le "dit de la cymbalaire". Mais il y a encore beaucoup à dire.



Les reportages de télévision ou les articles de journaux parlant des foyers accueillant les SDF sont pour le moment essentiellement de deux types : ceux qui décrivent un univers plus ou moins infernal et ceux qui au contraire montrent tout le bien que la société apporte à ceux qui " veulent s'en sortir ". L'auteur a en général une thèse à défendre : c'est bien ou c'est mal. C'est le principe de la bouteille à moitié vide ou pleine.

La vérité de la vie dans ces divers foyers est finalement rarement montrée. Il n'est pas question de parler de la bouteille ou de ce qu'elle contient. Peut-être faudrait-il expliquer ce silence de nos journalistes, romanciers, nouvellistes et même sociologues ...

Je me demande si l'une des raisons de ce silence ne viendrait pas de l'idée que ces lieux de vie seraient transitoires ? Je le crois.  La " vraie vie " serait ailleurs. La " vraie vie " est celle que mène le journaliste, l'expert, l'assitant social, le politique, l'auteur de l'article (en excluant le lecteur vivant dans les foyers) Et c'est par rapport à cette " vraie vie ",  (en gros celle de la classe moyenne) qu'il faudrait juger de tout, parler de tout.

Le but de ces reportages serait de montrer que ces lieux sont ou bien des mauvais lieux dans lesquels on ne peut pas vivre " normalement " ou bien des lieux de passage rapide dans lesquels on doit passer avant d'aller vivre ailleurs. Il s'agirait alors d'estomper tout ce qui n'est pas " la vraie vie " en décrivant " la vie en foyer " comme éphémère et provisoire.

Ce faisant, (en ignorant la vie menée par les personnes qui y sont hébergées), on ne tient pas compte de toute la réalité des faits : ces lieux, s'ils sont bien des haltes pour les SDF - que d'une manière ou d'une autre on va finir, en effet, par mettre à la porte, même dans le cas d'une issue favorable à leur situation - , ne sont pas transitoires à l'échelle de l'Histoire. Ils sont même l'une des composantes caractéristiques de la vie moderne au XXe et XXIe siècle comme la conquête de la Lune ou Internet.

Depuis l'appel de l'Abbé Pierre en 1954, leur nombre est passé de 4 à plus de 2000 et il continue à croître. Le nombre des résidents est passé de quelques centaines à plusieurs dizaines de milliers et il continue à croître à la demande générale. Il s'agit d'un phénomène " provisoire " qui dure depuis plus d'un demi-siècle, d'un phénomène " temporaire " dont tous les responsables, quoi qu'ils en disent, envisagent comme devant durer toujours !!  (il suffit d'écouter leurs promesses de créer " plus de foyers d'hébergement ".)

Pourtant la vie en foyer ne se réduit pas à : " comment en sortir " ! Si l'on peut comprendre que les résidents aient cette idée ( c'est bien leur problème numéro 1), il faut dire et redire aux responsables que, pour eux, le problème numéro 1 doit être : " comment faire pour que plus personne ne soit obligé d'y entrer ". Et c'est bien en se posant les questions " qu'est-ce qu'un foyer et qui y vit ? " que l'on peut espérer trouver des solutions efficaces si l'on veut les voir disparaître.

Dans ce chapitre du " dit de la cymbalaire " je n'ai fait qu'aborder la vie des résidents de foyers. Il faudrait que je vous en parle un peu plus. Si vous le voulez bien !

Charles

 

Par Gildas - Publié dans : Exclusion
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Samedi 15 mars 2008

"Deux personnes me reçoivent, me questionnent sur mon c.v. L'une d'entre elles ne l'a visiblement pas lu. L'autre si. Elle l'a même épluché et pointe tout ce qui paraît un peu flou. Je dois paraître motivé, c'est ce que l'on m'a seriné. A vrai dire, ce qui m'intéresse le plus dans leur proposition, c'est le chèque à la fin du mois." [p. 34]

Pas besoin de c.v. lors de mon premier emploi : les patrons locaux démarchaient pour trouver du personnel. C'était la fin des années 60, en province. Ils prenaient le risque : pas de tests, pas d'entretiens. Une période d'essai : concrètement, il nous était donné la possibilité de faire nos preuves. Nous entrions dans une équipe : l'entreprise, et y trouvions un intérêt commun.

Les temps ont changé. Plus question d'entrer en entreprise. Maintenant, on fait carrière. Carrières de directeurs financiers qui arrondissent les profits du groupe en imposant des délais de paiement aux clients, au risque de mettre ces derniers en difficulté. Carrières de DRH qui spéculent sur les espoirs d'insertion d'un surplus de main d'oeuvre ...

Toute une force de travail se trouve malheureusement parasitée par ces nouveaux collaborateurs. Comment réagir ? Avec humour, comme Hervé Dauphin qui envoie son cv sous forme de
lettre ouverte à Monsieur Désert 1 ? Ou, plus nostalgiquement, en retrouvant dans un ouvrage des années 60 une réflexion sur la philosophie dans le monde de l'entreprise :

"L'entreprise moderne ne ressemble pas plus à celle siècle dernier que la grande société qui rase une forêt en Afrique provoquant ainsi la destruction de l'humus et la latéralisation du sol n'est comparable au pionnier isolé qui, lorsqu'il coupait trois arbres, voyait sa frorêt reprendre aussitôt sa figure immuable."2

Combien de chômeurs sont coupés, chaque année, par des responsables du recrutement en entreprise ?

Gildas


1 - Dauphin, Hervé - "Lettre ouverte à Monsieur Désert"  : http://capreliance.wordpress.com/2007/11/27/art-moderne-et-emploi/#comment-11
 2 - Berger, Gaston -  "Le chef d'entreprise, philosophe en action" -  conférence faite le 8 mars 1955 - Prospective n° 7 - PUF

Par Gildas - Publié dans : Travail
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Mardi 11 mars 2008

Comment aider les chômeurs ? C'est une question très sérieuse.
Ah ça ! nous en avons rencontré des chômeurs et nous y avons tous bien réfléchi.

Il y a de toute évidence chez eux, comment dire, une certaine angoisse, une certaine peur face à l'avenir. Presque tous se demandent : " est-ce que je vais réussir à trouver un boulot ? " Ils s'inquiètent aussi : " si j'en trouve un, est-ce que je ne risque pas de le perdre encore? ".
Ces interrogations sont, on peut le dire, presqu'une constante chez eux : c'est terrible comme ils doutent d'eux-mêmes.

Evidemment on pourrait penser, à brûle-pourpoint, que non seulement c'est difficile de trouver un travail mais encore que celui qui vient de faire l'expérience de la perte d'emploi peut à chaque instant redouter un nouvel échec.

Mais après avoir mûrement réfléchi à la question nous en sommes venus à déduire que leur problème est lié à leur manque de confiance en eux !

Nous trouvons cela effectivement chez tous les chômeurs, pourtant si différents les uns des autres, à un tel point que ce doute paralysant les rend inemployables.

Evidemment, nous qui avons un travail, nous ne doutons pas de nos compétences et si cela arrivait nous ne nous laisserions pas abattre et n'en laisserions rien paraître.

Mais chez le chômeur, le doute est si fort qu'il fait fuir les employeurs. Il y a d'ailleurs tellement d'articles et de livres qui affirment tous la même chose : tout se passe d'abord dans la tête. et dans toute relation d'affaire, il faut avoir confiance en soi.

Alors il n'y a qu'à leur donner les moyens de reprendre confiance en eux et de faire le deuil de leurs échecs. Malheureusement nous manquons de coachs.

De toute évidence, on n'est pas au chômage sans raison et cela quelque part est rassurant.
Pourquoi d'ailleurs faudrait-il chercher d'autres raisons à ce phénomène du chômage ? Ce sont les chômeurs avec toutes leurs imperfections qui sont responsables de leur sort. Sinon qui d'autre ?

...

L'entreprise X vient de délocaliser 200 emplois en Inde. Il est à craindre que dans les 5 années à venir, les emplois des cadres supérieurs subiront le même sort.

Qu'à cela ne tienne, dans 5 ans, nous proposerons du coaching à ces cadres supérieurs au chômage afin qu'ils reprennent confiance en eux.


                                                       Charles et Gildas (écrit à quatre mains)

Par Gildas - Publié dans : Résilience
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Mercredi 5 mars 2008
Calcutta : dans l’autobus qui faisait la navette entre l’aéroport et le centre de la ville, un occidental qui profite d’un embouteillage pour photographier la misère. Et ce soir, où rentré en France, projetant mes diapositives je m’entends dire :
- C’est très bien, mais on ne voit pas d’images de la misère.
- De la misère ?
- Mais oui, l’autre jour à Nantes, un conférencier nous en a montré. Et nous l’avons applaudi. - Vous avez applaudi ... Vous étiez donc touchés ? Mais combien avez vous donné pour « la misère » ?.
- Mais rien ... Rien bien sûr !
- Alors, c’était du voyeurisme ! Et voyez-vous, pour les voyeurs, je ne fais pas de photos.
 
Peut-être ai-je eu tort, ignorant que ces images pouvaient ouvrir vers une autre réflexion ... ce texte que Charles conserve dans ses tiroirs ...
 
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Un sou c’est un sou.
 
 
Celui qui a inventé cela devait être riche. Tout au moins devait-il avoir de quoi manger.
 
Si je suis mendiant, je peux mettre de côté les pièces que l’on me donne. Les unes après les autres. Au bout d’un certain temps, j’aurai de quoi manger. Mais si ce temps est trop long, je mourrai de faim avant et les sous accumulés ne me serviront pas, ce ne seront que des petits bouts de métal sans importance.
 
Il y a bien longtemps j’ai suivi une émission sur les pauvres à Calcutta. Ceux qui se laissent mourir de faim sur les trottoirs. Le reportage était terrible. Il se terminait par un effroyable calcul :
 
Si ces gens là s’étaient mis à travailler comme porteurs, ils auraient gagné de l’argent. Mais si peu, que ce qu’ils auraient pu acheter pour manger, n’aurait pas compensé la dépense d’énergie faite pour travailler. Travailler aurait avancé leur mort. Ils mourraient moins vite en s’allongeant sur le trottoir et en attendant la mort sans manger !
 

Il y a bien un lien entre l’argent et le temps qui passe.

Par Gildas - Publié dans : Travail
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Samedi 1 mars 2008
Voici comme promis la suite des « thermomètres ». Le texte a été écrit par Charles Mérigot en janvier 2005.
 
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L'homme continuait à la radio. Les biens sont évalués en fonction de ces thermomètres définis par les lois du marché. L'offre et la demande.
C'est pratique les thermomètres. On compare la température de la glace, de la vapeur d'eau et l'on gradue en centièmes. Ensuite pour connaître la température d'une pièce, il suffit de transporter son thermomètre comme on transporte son porte-monnaie.
Bien sûr avec un tel système, on ne peut pas connaître la température du soleil car le thermomètre fondrait.
Bien sûr une pièce à 20 degrés plus une pièce à 20º, cela ne donne pas deux pièces à 40  mais avec les euros si, c'est le miracle de ces degrés d'argent qui par enchantement deviennent des unités qu'on peut additionner.
Je me disais qu'un paysan produisant mille tonnes de patates, ce n'est peut être pas égal à mille paysans produisant une tonne de patates. Car pour produire mille tonnes de patates ; il lui faut un tracteur, des engrais, des camions...
Mais l'homme à la radio m'expliquait que j'avais tort.
Et il me convainquait. Je me disais que c'est bien ce qui se passe en hiver. Les clochards se collent sur les bouches de métro ou contre les murs des maisons des riches pour profiter de la chaleur.
Je me disais qu'il avait raison l'homme de la radio. Il faut que l'Etat fasse tout pour encourager les riches à chauffer davantage leurs maisons. Quand ils entrouvriront quelques instants leurs fenêtres, un peu plus de chaleur viendra jusqu'aux pauvres. Si les entreprises licencient, pour rester compétitives, elles enrichissent tout le pays. En quelque sorte, en licenciant, elles créent des chances d’emploi ! Il faudrait qu’elles licencient encore plus pour créer ainsi plus de richesses qui créeront encore plus d’emploi !
Mon père disait, quand il était de bonne humeur et qu’il entendait ce genre de raisonnement : "oui, je sais, il faut leur couper la tête pour leur apprendre à vivre".
Par Gildas - Publié dans : Economie
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Mardi 26 février 2008

Lorsque Charles Mérigot a publié « La Cymbalaire », il a dû faire un tri parmi ses écrits. Il m’en a montré un, qui mérite d’être sorti du tiroir. Il s’intitule : « Les thermomètres ».

 
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J'ai entendu à la radio quelqu'un qui faisait un cours d'économie du marché. Il parlait du rôle de la richesse dans notre monde. Il disait que les entreprises créent de la richesse qui profite à tous.
Il parlait ensuite de l'argent ou plutôt de la monnaie, considéré comme unité de mesure; C'est d'un commun accord que l'on fixe le cours des marchandises. Avant il y avait le troc, je t'échange un kilo de viande contre trois kilos de pommes de terre. Mais ce n'était pas pratique alors on a inventé la monnaie. Plus facile à transporter que les kilos de viande de mammouth.
Et quelques uns se mirent à additionner les pièces de monnaie et à les diviser en centimes, en sous, en liards.
Ensuite on a dit 100 sous plus 100 sous égal 200 sous.
On ne s'est pas trop interrogé sur le sens de ce "plus" quand on est passé à un million plus un million. Je me vois mal tout seul et je vois mal l'homme le plus riche de la terre troquer un milliard de kilos de patates, il faudrait pour ce faire quelques camions, de l'essence pour les camions, des pétroliers pour transporter l'essence. En bref on aurait changé d'échelle. Mais je m'éloigne de mon propos. Je ne suis pas économiste.
 
(suite le samedi 1 mars)
Par Gildas - Publié dans : Economie
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